Lost in the Orchestra à la conquête de notre imagination.

Très belle surprilost in the orchestrase live au Chicho la semaine dernière: Lost in the orchestra ! Découverts sur la  toile il y a quelques mois, j’avais hâte de les voir sur scène et je ne fus pas déçue !!

En attendant leur album prévu pour la rentrée 2013 et leurs prochaines dates de concert, retour sur une rencontre musicale exaltante.

C’est une belle énergie qui a été transmise sans détour par les musiciens du groupe (6 exceptionnellement ce soir là) dans la cave du Chicho. En route pour une aventure musicale depuis quelques années, Lost in the Orchestra est composé d’Emeline, la chanteuse, de deux guitaristes, Fabian et Karim, de Philippe, le bassiste, de deux trompettistes, Julia et Thibault et de Nicolas le batteur aux rythmes galopants. Cette joyeuse troupe nous fait découvrir un univers riche entre western et pop sixties, avec une touche de rock psyché. Leurs compositions  pourraient très bien figurer sur une BO d’un film de Tarantino !

Le cinéma est d’ailleurs une de leur principale source d’inspiration. Ils ne nous donnent pas seulement de la musique à écouter, mais ils composent tous ensemble de la musique à voir ! On pourrait planter un décors rien qu’à l’écoute de leur Ep. Sortez les guns, les chevaux et les jolies poupées, on embarque sans conteste dans une salle obscure !

Ils tissent ainsi un monde bien à eux avec classe et technique et des clins d’œil aux plus grands, sans pour autant nous barber ! Lost in the Orchestra c’est un voyage à la fois dans le temps et vers l’ouest, une rêverie dont on ressort enthousiaste. On en redemande encore!

Les rythmes de batterie sont autant de chevauchées intrépides, soulignées par la trompettiste qui ajoute de temps à autre un petit côté mélo. Emeline, de sa voix grave apaise cette cavalcade et donne un côté assurément sexy à l’ensemble. Certaines compositions sont plus planantes et nous rappellent les Velvet Underground. Effet renforcé par la voix de la chanteuse qui m’a fait pensé à celle de Nico, l’égérie du groupe.

Pour en savoir un peu plus je leur ai posé quelques questions :

Comment s’est crée le groupe ? Êtes-vous une bande de potes à la base?

Philippe écrivait des chansons folk/pop. Comme on vit ensemble, je me suis retrouvée à les chanter. Puis il a voulu en faire un projet avec des influences plus pop sixties dans la lignée des disques produit par Phil Spector (The Ronettes) et une patine inspirée des musiques de film (Ennio Morricone et John Barry notamment). Le but étant de s’amuser à travailler et à enregistrer des cuivres, des cordes (il y a même une chorale sur certains titres), bref, de s’ouvrir à des orchestrations autres que guitare/batterie. On voulait faire une musique ample, panoramique, une musique de grands espaces. Une musique pour partir en voyage.

Sinon, le groupe s’est véritablement créé en 2008. Il a fait appel à Fabian qui jouait avec lui dans le groupe de rock Jahvilostok.
Pour la scène, on a récemment fait appel à Karim et Nicolas de No Code que l’on connaissaient depuis longtemps car ils avaient partagé des scènes avec eux au moment de Jahvilostok.

Tu m’as dit qu’un album est prévu pour cette année ? Est-ce que les compositions reposent toujours sur le même principe, c’est-à-dire la mise en musique de poèmes américains ? Si oui de quels poètes s’agit-il, et comment s’opère le choix?

Comme je le disais, on a fait des enregistrements. On est en train de finaliser tout ça pour en faire un premier album, il sortira cet automne.
Sinon, tous les textes ne sont pas des poèmes, nous en écrivons certains. C’est d’abord le poème qu’on choisit avant le poète. On le choisi surtout pour la musicalité et le groove qu’il dégage.
Après de toute manière, on se considère avant tout comme un groupe de pop et donc le plus important doit rester la musique.

D’où est naît ce goût pour la musique Western, (Je sais que ce type de musique n’est pas l’unique identité du groupe) est-ce un souvenir de cinéma en particulier ?

Philippe est fasciné par Ennio Morricone depuis tout jeune. C’est la scène d’Eli Wallach courant au milieu des tombes à la fin du « le bon, la brute et le truand » sur la musique Ectasy of gold qui a déclenché tout cela.

Enfin quels sont vos lieux favoris pour sortir sur Bordeaux (en journée ou en soirée) ?

On est souvent sur St-Michel, le Chicho pour voir des concerts sinon c’est l’Utopia ou Total Heaven pour trouver un bon disque.

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